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Arts et Metiers accélération soutient les startups IoT à Station F
Arts et Metiers accélération soutient les startups IoT à Station F
Par Romain Doussau dans actualité Publié 21 mars 2018 0 Commentaires

Nous nous sommes rendus il y a deux semaines au campus Station F. Nous y avons découvert Arts et Métiers Accélération, le premier programme d’accélération présent dans ce lieu d’innovation.

Claude Duplaa, porteur et promoteur de cette émanation de l’association d’anciens élèves de l’école éponyme nous présenté les tenants et aboutissants de ce soutien aux projets industriels.

Depuis septembre 2017, un lieu conçu pour l’excellence attire le regard des startups et des entreprises. Ce lieu sorti tout droit de l’esprit démiurge de Xavier Niel est un gigantesque campus de 310 mètres de long et de 54 mètres de large (34 000 mètres carrés) destiné à accueillir 1000 jeunes entreprises. Il est présenté comme le plus gros campus de startups au monde. Son nom ? Station F.

Pour accompagner ces jeunes pousses, 26 programmes sont installés à Station F. Parmi ceux-ci, Arts et Métiers Accélération fait figure d’exception.

Arts et Métiers Accélération, l’exception qui confirme la règle

Arts et Métiers Accélération est avec l’Usine IO l’un des seuls accélérateurs dédiés à la conception Hardware logé au cœur du campus. Il accueille des projets industriels innovants, dont quelques projets IoT.

Claude Duplaa, porteur et promoteur de la Société Arts et Métiers Accélération, explique ce caractère exceptionnel : “A Station F, il y a une majorité écrasante d’entreprises travaillant dans le digital. Ici c’est business, réflexion, conception.”

Les “Makers” ne sont donc pas légion à Station F, mais cela n’empêche pas au programme de pouvoir accueillir des startups qui développent leurs prototypes entre les bureaux mis à disposition et le Tech Shop installé par Leroy Merlin en bas du bâtiment.

Arts et Métiers Accélération, comme nom l’indique émane de la société des Ingénieurs Arts et Métiers Alumni, une association d’anciens élèves d’Arts et Métiers Paris Tech fondée en 1846. Cette communauté rassemble aujourd’hui 34 000 membres, principalement des ingénieurs qui œuvrent dans les domaines de l’industrie.

Des experts de l’ingénierie au service des startups

Claude Duplaa, avec Ingrid Godefroy, Managing Director, et Gaël Buvat, Office et Community Manager animent donc l’accélérateur placé stratégiquement à Station F. Il ne s’agit pas seulement d’aider les gadzarts, les anciens élèves de l’école éponyme, mais aussi d’aider de jeunes sociétés à réussir le premier prototype et de les conseiller au mieux “du Poc jusqu’à l’industrialisation d’un produit” précise Claude Duplaa. Arts et Métiers Accélération fait appel à 300 experts, 200 mentors et bénéficie de l’expertise de l’Usine IO. L’accompagnement peut donc durer de 6 à 15 mois suivant l’état du développement du produit de la startup.

Pour cela, le programme propose plusieurs outils. En premier lieu, elle offre 6 postes maximum par équipe au sein du campus Station F. Elle fournit également des logiciels de conception comme SolidWorks dans le cadre d’un partenariat Dassault Systèmes. Par ailleurs, des postes équipés d’imprimantes 3D et de paillasses d’électronique sont disponibles par le biais du TechShop de Leroy Merlin.

Les startups ne bénéficient pas seulement d’outils et de conseils. Arts et Métiers Accélération s’entoure de partenaires dont la Caisse d’Épargne Neo Business qui peut fournir des prêts de 30 000 à 50 000 euros. De leur côté, des partenaires comme Avanade et Accenture sont là pour soutenir financièrement des projets qui leur tiennent à cœur.

Un modèle d’accompagnement à deux voies

Claude Duplaa affirme : “Notre objectif, c’est de marier des startups à des grands groupes qui vont financer l’accompagnement. Notre modèle repose sur des prêts abondés par la Caisse d’Épargne, la Fondation Arts et Métiers et par les parrains industriels qui sont les gens qui vont financer l’intégralité de l’accompagnement que l’on propose aux startups.”

Le promoteur du programme défend tout autant la logique inverse : “Nous recevons régulièrement des dossiers qui parfois révèlent de véritables pépites. Dans ce cas nous embarquons les jeunes sociétés et l’on va chercher pendant 4 à 6 mois des parrains industriels qui sont prêts à financer l’opération”.

C’est d’ailleurs cette deuxième voie qui prévaut pour l’instant puisque Arts et Métiers Accélération embarque plus de 10 startups aux projets innovants pour qui elle cherche des parrains industriels. Parmi celles-ci, on retient les propositions de 5thdimensions, une startup cofondée par Aron Kapshitzer (auparavant CEO de Hyetis) qui développe une paire de lunettes connectées correctrice capable de diffuser du son par conduction osseuse et ainsi d’augmenter le son de la voix de ses interlocuteurs et de réduire les bruits ambiants. Cet objet connecté permet de bénéficier d’une bulle de calme dans un environnement de travail bruyant.

De son côté, Bitlab propose une tablette connectée pour personnes non voyantes. Cette dernière dispose d’un clavier Braille gravé à même le verre et d’une surcouche logicielle pour le système d’exploitation Windows 10. Cela permet aux aveugles d’utiliser des logiciels de traitement de texte, de lire des documents et d’utiliser les logiciels de productions bureautiques adaptés pour l’occasion.

Station F, un écosystème en pleine croissance

Pour y arriver, le programme bénéficie de la visibilité apportée par Station F. Le campus dispose d’une popularité avérée auprès des entrepreneurs, des grands groupes et des médias. “À terme, je pense que cela va être un pôle d’attraction de talents”, prédit Claude Duplaa.

Selon les dires de notre interlocuteur, le campus est un “outil extrêmement agréable à vivre”. Malgré les 3000 postes de travail disponibles, le bruit ambiant est mesuré, ce qui permet de se concentrer sur ses tâches. La “bonne ambiance entre les programmes” favorise les échanges et les opportunités.

“Hors, les problèmes logistiques pour trouver des salles de réunions, les startups sont enchantés d’être ici”, renchérit-il. De par la jeunesse du projet de Xavier Niel, il y a tout un écosystème à mettre en place auquel Arts et Métiers Accélération participe. Si elles ne peuvent pas produire dans les bureaux, les jeunes entreprises font du prototypage dans le Tech Shop. Station F est contraint par ses propres règles de sécurité. Il faudra faire en sorte que les 1000 sociétés qui seront incubées puissent cohabiter dans les meilleures conditions possible.

Source : www.objetconnecte.com

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