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Rennes. Bienvenue à l’Atelier numérique Google, ouvert au public
Rennes. Bienvenue à l’Atelier numérique Google, ouvert au public
Par Romain Doussau dans actualité Publié 20 juin 2018 0 Commentaire

Le géant d’internet vient d’ouvrir à Rennes son tout premier Atelier numérique. Un lieu ouvert à tous, y compris et surtout les nuls en informatique. On n’y vient pas pour acheter mais pour s’informer et se former.

Comme beaucoup, Léopold, Florian et Quentin sont venus « voir un peu ce que c’était », entre deux révisions du bac. Simple curiosité pour cette génération qui a poussé avec les écrans numériques. Ils sont « un peu déçus ». « En fait on connaissait déjà toutes les applis Google. »

« Ne pas être trop déconnectée »

Catherine, elle, est bluffée par l’atelier ludique « Quick draw ». Le logiciel vous demande de dessiner un parapluie, un dragon, une voiture… et si vous êtes bon, il identifie l’objet que vous dessinez. « A 57 ans, je ne veux pas être trop déconnectée de tous ces outils, vis à vis de mes petits enfants par exemple. » Catherine s’est déjà formée aux outils numériques au centre social Carrefour 18, dans son quartier. « Ici c’est un bon complément. Je reviendrai sûrement pour les conférences sur les dangers de la navigation, sur l’e réputation. »

Les enfants apprennent à coder

L’Atelier numérique met en avant bien sûr les produits Google. Mais c’est d’abord un lieu où l’on apprend. Le mercredi et le samedi, par exemple, les enfants peuvent s’initier au codage informatique. « Ici il n’y a rien à vendre, le but est vraiment d’informer, d’initier et de former les gens », apprécie Christophe, informaticien globetrotter qui revient de New York. « Google organise des pop up store (magasins éphémères) dans la 5e avenue, ici à Rennes ce n’est pas du tout l’esprit. »

« Sans internet, vous êtes largué »

Lydie, tapissière décoratrice à Chavagne, près de Rennes, est venue justement pour apprendre. « Quand j’ai un souci sur mon ordi, j’attends mon mari, il est informaticien… Mais c’est contraignant, pour lui comme pour moi, j’aimerais bien me débrouiller seule. Dans mon métier, vous êtes isolé, et aujourd’hui, si vous ne maîtrisez pas les outils internet, vous êtes largué! »

Des start-up bretonnes

Sur le trottoir, Thomas, développeur informatique, teste le Google card board, un boîtier en carton équpé de lentilles, où l’on glisse son smartphone pour plonger dans la réalité virtuelle. « J’apprécie le côté ludique et surtout grand public, et puis il y aussi des startup qui présentent leur savoir-faire. » Le géant du Net veut aussi mettre en avant la silicon valley bretonne.

Source : www.ouest-france.fr