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Keolis et Valeo misent sur la navette autonome : Navya lève 30 millions d’euros
Keolis et Valeo misent sur la navette autonome : Navya lève 30 millions d’euros
Par Romain Doussau dans actualité Publié 12 octobre 2016 0 Commentaire

Le constructeur de navettes autonomes Navya vient de boucler une levée de fonds de 30 millions d’euros, notamment auprès de Keolis et Valeo. Une somme qui va lui permettre d’accélérer à l’international.

La start-up lyonnaise Navya, en pointe sur le véhicule sans conducteur, accélère. Elle vient de boucler une levée de fonds de 30 millions d’euros, auprès de l’équipementier automobile Valeo, du groupe de transports Keolis (détenu à 70% par la SNCF) et du groupe qatari Group8. Ils rejoignent Gravitation et Capdecisif management, entrés au capital en 2015, et Robolution Capital, l’actionnaire historique. Selon le site Techcrunch, la valorisation de la société atteint 220 millions d’euros après cette opération.

Keolis et Valeo misent sur la navette autonome : Navya lève 30 millions d’euros

Keolis et Valeo misent sur la navette autonome : Navya lève 30 millions d’euros

DES TECHNOS DE VALEO DANS LES VÉHICULES NAVYA
Navya signe du même coup des accords stratégiques avec ses nouveaux financeurs : elle pourra intégrer à ses véhicules des technologies de Valeo. Keolis s’appuiera sur les navettes développées par la start-up française pour répondre aux appels d’offres de collectivités pour des flottes de véhicules autonomes. Keolis et Navya collaborent déjà sur le service Navly, expérimenté depuis septembre à Lyon, dans le quartier Confluence.

Navya veut aller plus vite, et prévoit une trentaine de navettes en service d’ici à la fin de l’année, et bien plus à l’avenir. La start-up compte sur l’international, et notamment le Moyen-Orient et l’Afrique: son actionnaire qatari l’aidera à s’y faire une place. Les partenaires prévoient d’ailleurs de fonder une co-entreprise pour installer une unité de production sur place.

PIONNIER DE LA NAVETTE AUTONOME
Créée en 2014, Navya compte une soixantaine de salariés à Lyon et Paris. Elle a lancé son premier mini-bus électrique sans conducteur dès octobre 2015, ce qui en fait le premier véhicule automatisé commercialisé au monde. Il est depuis déployé sur des routes publiques et des voies privées, notamment à l’occasion de grands événements, ou sur des sites industriels comme la centrale nucléaire de Civeaux, dans la Vienne. En attendant que les navettes sans conducteur soient autorisées sur routes ouvertes partout dans le monde.

Source : www.usine-digitale.fr

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