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IoT et sécurité : Les zones d’ombres
IoT et sécurité : Les zones d’ombres
Par Romain Doussau dans actualité Publié 6 juillet 2016 0 Commentaire

En dépit de ses formidables capacités et de son potentiel plus que prometteur, l’Internet des Objets possède néanmoins un côté obscur qui s’annonce difficile à gommer. IoT et sécurité : deux concepts sources de nouveaux défis pour les industriels et professionnels du secteur.

Omettant les initiés, l’IoT souffre d’un manque de compréhension du grand public, malgré son activité de plus en plus remarquable. Si les compétences allouées à ce type de réseau permet d’en faire l’une des pierres angulaires du développement des NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication) sur le court, moyen et long terme, il demeure que son impact numérique et surtout réel sur le quotidien de ses usagers tend à organiser une réflexion globale et profonde sur une définition simple et sans ambiguïté pour établir un concept clair alliant IoT et sécurité.

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C’est le constat d’Elio Qoshi, contributeur pour SitePoint, qui pointe du doigt les dangereuses conséquences qui pourraient résulter d’une utilisation de l’IoT sans précaution et une confiance aveugle en cette technologie.

Il existe bien des raisons qui nous pousse à croire que nous ne devrions pas traiter l’Internet des Objets comme n’importe quelle technologie émergente. Quand on se remémore les dangers potentiels que comporte l’intelligence artificielle mis en scène dans la pop-culture via le film Terminator, il ne serait guère étonnant de voir le même schéma s’appliquer à l’IoT très bientôt. Elio Qoshi – Contributeur à SitePoint

Vous êtes Sarah Connor ?
Si la référence et l’issue apocalyptique potentielle ainsi prophétisée de l’IoT peuvent prêter à sourire, les écueils de cette technologie restent néanmoins aussi nombreux qu’imprévisibles, surtout à ce stade de développement encore balbutiant bien que fulgurant.

L’Internet des Objets n’est pas une technologie comparable à d’autres comme la réalité virtuelle ou la réalité augmentée. L’Internet des Objets est réel. N’importe quel dysfonctionnement de cette technologie impacte directement le monde réel et peut provoquer de graves complications. Couplé avec le développement de l’intelligence artificielle, ces deux concepts réunis peuvent créer une dangereuse combinaison. Elio Qoshi – Contributeur à SitePoint

La sécurité reste la préoccupation majeure autour de l’IoT. Les exemples pris par Elio Qoshi sont des plus pertinents : si l’on prend en compte qu’un objet connecté est susceptible d’encourir les mêmes dangers qu’un ordinateur ou un téléphone de par leurs liens directs avec Internet, comment ne pas craindre dans ce cas là l’infection de votre thermostat connecté provoquant une chute brutale de la température en plein hiver jurassien ou de votre éclairage intelligent en pleine nuit par un virus ou un hacking en bonne et due forme ? Des scénarii absurdes, mais bel et bien crédibles et bien plus redoutables si l’on expose ces possibilités à d’autres objets plus stratégiques impliquant notamment le vol de données personnelles.

La médecine est un domaine particulièrement sensible dans l’optique de cette problématique : si l’apport de l’IoT dans le secteur de la santé présente un avantage considérable et grandissant pour son perfectionnement, il n’empêche qu’il est absolument nécessaire de régler ce paramètre concernant la dynamique IoT et sécurité autour des objets connectés afin de préserver les usagers de tout abus irréversible sur leur physique.

Une femme pourvu d’un pacemaker doté d’une connexion à un réseau Wifi peut dès lors souffrir de la vulnérabilité potentielle de son propre corps aux menaces de personnes malintentionnées pouvant avoir accès aux fonctionnalités de l’appareil via son piratage, laissant la porte ouverte à toutes sortes de suppositions.Elio Qoshi – Contributeur à SitePoint

IoT et sécurité : les autres difficultés
Elio Qoshi distingue dans son article d’autres pierres d’achoppement qui sont d’autant plus d’axes de réflexions à prendre à compte pour le développement de l’IoT. Par exemple, quid de la question de l’abandon ou la sauvegarde des commandes manuelles de certains objets ? Si là aussi la réponse semble être évidente, elle n’en demeure pas moins capitale pour conserver une autonomie complète.

Que se passerait-il si Internet serait coupé ? Aurait-il un moyen alternatif pour utiliser les objets connectés du domicile, ou se contenteraient-ils de rester inactifs ? Imaginez si vous aviez vos vêtements de travail coincés dans votre lave-linge pendant une semaine ou si votre four était inutilisable parce que la connexion Internet est déficiente ? Elio Qoshi – Contributeur à SitePoint

Une dernière question brûlante se pose : qu’en est-il de la propriété des usagers sur leurs objets connectés ? Comme l’exemple Revolve a pu nous le démontrer, faire l’acquisition d’un thermostat ou d’un radiateur intelligent ne vous mettra pas à l’abri d’une désactivation pure et nette de votre objet plus tard selon les difficultés rencontrées par le constructeur. Il est dès lors essentiel que ces mêmes entreprises apportent des garanties bien trop peu existantes sur la durée de vie d’un objet pour permettre au consommateur de prendre en compte tous les risques encourus.

IoT et sécurité ne se rejoindront qu’à partir d’une définition claire de ces deux concepts. Pour connaître le destin que l’on lui promet, l’Internet des Objets doit impérativement se créer une image de marque, une identité visuelle et une définition commune reconnaissable par tous pour dissiper les appréhensions. En somme, l’IoT doit apprendre à faire sa propre communication, et cette responsabilité passe par les industriels et les entreprises du secteur.

Source : www.objetconnecte.com

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