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IBM Research travaille sur un service IoT pour le secteur hospitalier
IBM Research travaille sur un service IoT pour le secteur hospitalier
Par Romain Doussau dans actualité Publié 16 février 2017 0 Commentaire

A travers le prototype Chiyo présenté cette semaine par IBM Research, un service d’analyse de données dans le cloud pourrait permettre à des fournisseurs de dispositifs connectés d’aider les médecins à suivre des patients hospitalisés au moment de leur retour à la maison.

Mis au point par IBM Research, le boîtier Chiyo, décrit par les chercheurs comme un « hyperviseur cognitif », collecte les données issues de bracelets, montres et autres objets connectés portés par un patient hospitalisé afin de les analyser dans le cloud et de les partager en retour avec une équipe médicale. L’objectif visé est de pouvoir réduire la durée d’hospitalisation en renvoyant le patient un ou deux jours plus tôt que prévu. Les personnes continueront à être suivies à distance à travers les équipements connectés. Si un problème intervient, le médecin est alerté.

IBM en a présenté hier un prototype, à San Francisco. « Je suis Chiyo, votre nouveau compagnon, chaque fois que vous me toucherez, je vous renseignerais sur votre état ». Le dispositif réagit à la commande vocale et interagit via un moteur de synthèse vocale que les chercheurs s’emploient à améliorer. Ils essaient de restituer une interaction plus proche de la conversation afin d’inciter les utilisateurs à interagir avec Chiyo, explique Rahel Strässle, un chercheur d’IBM Research en Suisse.

Le prototype recourt à des cartes Raspberry Pi et Arduino

L’objectif du développement n’est pas de prendre pied sur le marché des bracelets connectés mais de proposer une plateforme sur laquelle d’autres fournisseurs pourraient développer des services de santé. « Ils pourraient utiliser cette technologie pour concevoir leurs propres wearables », a expliqué Bruno Michel, responsable de l’intégration système au sein du même site IBM Research.

Le prototype Chiyo est actuellement de la taille d’un pamplemousse et constitué de composants que l’on trouve dans le commerce tels que des cartes Raspberry Pi et Arduino. Mais Bruno Michel pense qu’il pourrait à terme être plus petit. « Je pense que, d’ici 5 ans, nous serons en mesure de pouvoir le placer dans le canal auditif », a-t-il indiqué à nos confrères d’IDG News Service.

Source : www.lemondeinformatique.fr